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Publié par le 22 Sep, 2017 | 0 commentaire

Tatouage

Tatouage

Depuis les 30 dernières années, le nombre de salons de tatouage a explosé dans les grandes villes canadiennes, dont Montréal.

Le tatouage est pratiqué depuis plusieurs milliers d’années dans le monde entier. Il peut être réalisé pour des raisons symboliques, religieuses ou esthétiques.

La décision de se faire tatouer ne devrait jamais être prise à la légère. Même s’il existe désormais des moyens de se débarrasser d’un tatouage permanent, ceux-ci sont coûteux, douloureux et parfois inefficaces. Quand on choisit de marquer ainsi son corps à l’encre permanente, il faut assumer que le dessin qu’on a choisi nous suivra jusqu’à la fin de nos jours.

Non seulement faut-il être préparé psychologiquement avant de passer sous l’aiguille du tatoueur, mais il est également important de préparer son corps pour l’intervention.

En effet, même s’il est souvent considéré comme anodin, le tatouage demeure une intervention intrusive qui comporte des risques. C’est pourquoi il est important d’être bien préparé avant de faire le grand saut.

Lorsqu’une personne décide de se faire tatouer, elle est particulièrement soucieuse des conditions d’hygiènes du salon de tatouage qu’elle choisit. Par exemple, elle porte une grande attention à la stérilisation des aiguilles utilisées.

Cependant, est-ce que nous nous soucions des impuretés toxiques et des pigments organiques et inorganiques présents dans l’encre qui voyagent dans le corps à la suite d’un tatouage.

Selon les chercheurs, on sait peu de choses sur les impuretés potentielles retrouvées dans les mélanges de couleurs utilisés lors des tatouages.

La plupart des encres contiennent des pigments organiques, mais également des préservatifs et des contaminants comme du nickel, du chrome, du manganèse ou du cobalt.

Outre le noir de carbone, le deuxième ingrédient à être couramment utilisé dans les encres de tatouage est le dioxyde de titane (TiO2), un pigment blanc utilisé habituellement pour créer certaines nuances lorsqu’il est mélangé avec des colorants.

Un long processus de cicatrisation, une élévation de la peau et des démangeaisons sont souvent associés aux tatouages blancs et par conséquent, à l’utilisations de TiO2.

Pour en connaître davantage sur les effets qui pourraient être néfastes, lisez ce qui suit:

Le synchrotron de Grenoble prouve que les nanoparticules des encres s’infiltrent partout

Les éléments qui composent l’encre des tatouages se déplacent dans le corps sous forme de micro et nanoparticules, et ce jusqu’aux ganglions lymphatiques. C’est ce que démontre une étude publiée ce mardi 12 septembre par une équipe de chercheurs de l’ESRF, le synchrotron européen de Grenoble.

On se doutait bien que les pigments injectés lors du tatouage ne restaient pas seulement au niveau de la peau.

Le synchrotron de Grenoble en apporte aujourd’hui la preuve dans une étude publiée ce mardi 12 septembre 2017 par la revue Scientific Reports.
Ses auteurs, une équipe composée de scientifiques grenoblois mais aussi de chercheurs allemands, ont pu localiser notamment du dioxyde de titane, dans les ganglions lymphatiques de personnes tatouées. C’est un pigment blanc couramment utilisé dans les encres de tatouages. Il sert de base pour certaines nuances de couleurs.

Pour obtenir ces résultats, l’équipe a utilisé les rayons X ultra puissants de deux laboratoires spécialisés de l’ESRF.

Quand quelqu’un veut se faire un tatouage, il est souvent très soucieux de choisir le bon salon, celui où les normes sanitaires sont respectées, celui où des aiguilles stériles neuves sont utilisées. Mais, personnes ne se pose la question de savoir quelle est la composition chimique des couleurs utilisées pour les tatouages. Notre étude montre qu’il le faudrait!” souligne Hiram Castillo, l’un des auteurs de l’étude, scientifique à l’ESRF.

Car les nanoparticules resteront à vie dans les ganglions et le problème, c’est que les effets sur la santé ne sont pas connus pour l’instant.

Prochaine étape pour les chercheurs : analyser d’autres échantillons de patients tatoués présentant des effets indésirables, et relier éventuellement ceux-ci aux propriétés des pigments utilisés sur leur peau.

Source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Photo d’illustration. / iStock

www.mordredanslavie.com

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