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Publié par le 22 Nov, 2017 | 0 commentaire

Vous arrive-t-il d’avoir mal à l’âme?

Vous arrive-t-il d’avoir mal à l’âme?

Nous sommes des êtres en développement : notre caractère n’est pas figé, il se construit tout au long de notre vie, au fur et à mesure de nos expériences de vie. A chaque âge correspond des étapes de croissances différentes.

Avoir mal à l’âme vient d’une plaie qui peut faire plus ou moins mal. Si elle n’est pas traitée, la plaie peut s’infecter et infecter le reste du corps. Les blessures de l’âme fonctionnement de la même façon. Il y en a des petites, mais il y en a aussi des grosses qui font souffrir. Ces blessures ont besoin d’être soignées car la douleur qu’elles occasionnent ont des répercussions dans plusieurs domaines de nos vies et dans nos relations en général.

C’est lorsque la blessure prend trop de place en nous même, quand elle devient difficile à gérer sur un plan psychique. Quand la pensée, le souvenir, la douleur, devient envahissante au point de nous enlever une part de notre liberté intérieure, qu’elle devient problématique. C’est aussi le sens qu’elle prend dans ma vie: en fonction du contexte dans lequel elle survient, elle prendra un sens différent, mais aussi, elle peut orienter le sens que je vais donner aux évènements de ma vie.

Les grandes blessures profondes qui affectent l’âme et la personnalité donnent le ton ou la couleur à notre existence, elles conditionnent nos rapports aux autres, notre mode de fonctionnement et génèrent dans notre vie par nos pensées et comportements, tout ce qui nous arrive. Les plus grandes blessures de l’âme sont le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Chacune d’elle amène à se forger un masque au fil du temps qui s’installe à une période de l’enfance pour éviter de souffrir.

Chaque individu a des blessures profondes qu’il tente de masquer l’empêchant toutefois d’être lui même. Ces marques se sont inscrites dès la plus tendre enfance pour se perpétuer à l’adolescence et l’âge adulte. La souffrance engendrée par les blessures de l’âme donne lieu à une réaction de défense de la personne qui, malgré sa volonté, reste bloquée dans les mêmes réflexes destructeurs.

Nous souffrons tous de blessures. Or, il y en a souvent une en particulier qui nous a marqué plus que les autres. Le fait de prendre conscience de notre blessure principale nous aide à entamer un travail de guérison. L’objectif ultime est de nous libérer de l’emprise de cette blessure, pour que nous puissions enfin être nous-même.

Les blessures de l’âme sont des blessures profondément ancrées en nous et elles jouent un rôle majeur dans notre vie, puisqu’elles conditionnent nos apports aux autres, notre comportement, nos pensées et nos émotions.

Le bonheur et la santé sont des états naturels. Et donc, comme pour le corps, les blessures de l’âme que nous avons stockées nous maintiennent dans un niveau d’existence médiocre et insatisfaisant, si ce n’est perturbateur.

Pour faire une analogie avec les ordinateurs, les blessures sont comme des virus informatique qui prennent possession de tout notre système et affectent notre comportement que ce soit notre manière de manger, de nous tenir, la forme de notre corps, notre façon de penser et d’aimer nos enfants, parents, frères et sœurs, partenaires, collègues, amis …

Les blessures conditionnent aussi notre attitude envers la vie. Il vaut toujours mieux faire face aux souffrances que l’on porte, accompagné, guidé et soutenu étape par étape plutôt que de continuer à vouloir les éviter tout en s’enfermant dans le cercle vicieux de la répétition et de la survivance de ces souffrances.

Retenons que chaque fois qu’un événement nous déstabilise émotionnellement, c’est une blessure qui remonte à la surface. C’est l’enfant intérieur qui vit en nous, dans l’adulte, qui est concerné et qui est en demande de guérison, d’écoute, de soins affectifs.

S’il y a bien une urgence qui peut changer radicalement votre vie, c’est bien de vous libérer de ce qui est communément appelé vos «Blessures du passé» parfois aussi nommées «Blessures de l’âme» ou encore «Blessure de l’enfance».

Une blessure non guérie fausse la perception de notre vie, elle parasite notre vision qui est dominée par nos peurs. Dès notre enfance, pensant nous protéger, nous adoptons une posture qui nous semble la meilleure afin d’éviter de revivre cette blessure et donc cette souffrance. Nous sommes dans un rapport de cause à effet. Nous pensons que c’est la meilleure solution. Nous tentons de l’oublier alors qu’en réalité, omniprésente, nous passons notre vie à l’éviter. Nous y consacrons beaucoup de temps, d’efforts et d’énergie et pourtant elle ne cesse au final de diriger et d’orienter notre vie.

Le cheminement vers la guérison intérieure est un chemin, non pas une route tracée à l’avance qu’il serait obligatoire de prendre pour aller mieux, «un itinéraire face à la souffrance» qui est aussi un itinéraire «intérieur».

Il n’y a pas de chemin unique, il existe des chemins à prendre. Et quand on ferme une porte, 10 autres s’ouvrent. Il n’est jamais trop tard pour en franchir le pas. C’est un cheminement, car l’apprentissage du vivre avec (ou plutôt du vivre sans) est aussi quelque chose qui, malgré nous, nous construit.

La souffrance n’a pas de sens, nous pouvons lui donner un sens (une direction) pour qu’au final elle nous fasse grandir. Nous n’avons pas le choix: soit elle nous envahit, soit nous la saisissons pour croître. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’y soumettre, mais plutôt qu’il faut composer avec. Le concept de résilience nous parle de cela: face à un choc violent nous n’avons pas vraiment d’alternative, soit on se bat pour grandir soit nous risquons de nous autodétruire. «Chaque blessure peut au final, aider à faire grandir une autre part de soi même»

Le cheminement dans la guérison intérieure va être celui d’apprendre à laisser une place pour autre chose dans son cœur. L’apprentissage du vide, pour en faire une terre où pourra germer d’autres fleurs.

Si plus rien ne sera jamais comme avant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a l’impossibilité de reconstruire sa vie, de trouver une forme de sérénité, de passer à autre chose, ou plutôt de la prise de conscience que plus jamais rien ne sera comme avant puisque……«Ce qui ne détruit pas nous rend plus fort»

Carole L’Archer                                                                                                                                             

www.mordredanslavie.com

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